LesFieffés Truffiers
Marchands de truffes d'exception sur les routes de la Terre du Milieu

La Truffe Bleue
Édition légendaire, le joyau de la saison.
Une bouchée, et votre quête durera toute la nuit.Réserver ce trésor
Nos truffes
Trois trésors de la terre, déterrés au pied des chênes, entre la Comté et les confins du monde connu.
La Route des Fieffés
D'Annúminas à la Colline de l'Effroi. Choisissez une étape pour y mener la Compagnie, ou ouvrez sa chronique.
Chroniques
Consignées au coin du feu, dans l'ordre où les choses advinrent. Ou à peu près.
I
La rencontre des Fieffés
C'est Ah-l'Bâtard qui avait tout organisé. Fils de personne, meneur d'hommes improbable, et organisateur de défis que les gens sensés auraient fui. Ce jour-là, il avait lâché plusieurs équipes dans les souterrains des ruines d'Annúminas, avec une seule consigne : un mal régnait dans ces profondeurs. Pas d'objectif, pas de carte. Débrouillez-vous.
Nous ne nous connaissions pas lorsque le cor retentit.
Deux jours dans le noir, à arpenter des couloirs suintants, à chercher ce mal dont on nous avait parlé. Nous ne le trouvâmes jamais. D'autres équipes s'entre-déchirèrent, convaincues que l'ennemi se cachait derrière chaque porte, ou dans l'équipe d'en face. Nous, nous passâmes comme des ombres. Pas un coup inutile. Pas une lame tirée sans raison.
Au bout de deux jours, nous ressortîmes à la lumière, bredouilles mais intacts. Ce fut le Messager Bleu d'Ah-l'Bâtard qui trancha : il avait tout observé depuis les galeries supérieures, et la victoire était nôtre. Non pour avoir trouvé le mal (personne ne l'avait trouvé), mais pour la manière dont nous avions traversé l'épreuve. Ah-l'Bâtard, impressionné, nous confia une mission des plus périlleuses.
Ce qui suivit mériterait des volumes. Les Landes d'Etten par une nuit sans lune. Des embuscades. Un pont de corde au-dessus du vide. Mais la vraie révélation vint dans un moment de calme.
Un soir, dans un bois de chênes noueux, l'un des nôtres revint les mains terreuses, un sourire béat aux lèvres. Dans ses paumes, une truffe. Noire, dense, au parfum qui fit taire tout le monde.
Alors les langues se délièrent. L'un connaissait des baumes à base de truffe. Un autre en tirait des encres rares. Un troisième avait dressé un chien pour la traque souterraine. Chacun portait en lui cette même passion enfouie, comme la truffe sous la terre.
Ce n'était ni Annúminas, ni la mission, ni le danger qui nous liait vraiment. C'était la Truffe.
Au retour, quelqu'un dit le nom.
— Nous serons les Fieffés Truffiers.
Un rire. Puis un autre. Et le pacte fut scellé.


II
L'Ombre de Salbâtard
Le repos est une denrée rare chez Ah-l'Bâtard, et souvent, il a le goût du sang.
Nous pansions nos premières écorchures quand un homme s'effondra au seuil de la demeure. Un messager, ou ce qu'il en restait : braies en lambeaux, visage marqué par la terreur. Il avait été pris en chasse par une engeance que nous ne connaissions que trop bien de réputation, les Fieffés de Salbâtard. Ces bandits de grand chemin, nés de la fange et de l'opportunisme, s'étaient emparés d'un vieux fortin niché dans les montagnes du Nord.
Le calcul fut vite fait. On ne laisse pas des brigands souiller les sentiers où pourraient pousser de précieux champignons. Nous prîmes la route au crépuscule.
Dans l'enceinte du fortin, l'instinct qui nous servait à débusquer la truffe sous l'humus se mua en sens de la survie. Un Truffier ne fonce pas tête baissée : il observe le terrain, soupèse les forces en présence, et use de ce que la terre lui offre. Le fortin n'était pas qu'un tas de pierres. C'était une arme à retourner contre ses occupants.
Pourquoi s'épuiser à percer des armures quand le feu est à portée de main ? D'un regard, le signal fut donné : les braseros de la cour devinrent un brasier punitif. Mais la sauvagerie a plusieurs visages, et l'un des nôtres fut pris à partie par une meute de chihuahuas dégénérés, bêtes de l'enfer, petites mais d'une hargne que même les Orques ne possèdent pas.
La victoire nous tendait les bras quand le destin joua un tour pendable. Trois bandits, acculés au sommet de la tour de garde, semblaient pris au piège. C'était sans compter la prévoyance, un peu trop zélée, de l'un de nos compagnons, qui avait discrètement fixé une corde aux remparts dès notre arrivée, au cas où. Les bandits la virent. Sous nos yeux médusés, ils se laissèrent glisser dans la nuit, nous laissant le fort, mais emportant leur vie.
Dans les décombres, au fond d'une besace de cuir rance, nous trouvâmes un parchemin. Les brigands devaient amasser des vivres pour des renforts imminents. Leur cible : le village de Ceux-qui-construisent-un-village-autour-d-un-tertre-de-plus-de-3000-ans. Un nom aussi long que son histoire, un havre champêtre désormais menacé.
Les blessures cuisent, le doute s'installe, mais l'information brûle nos poches. La guerre est déclarée, et les Truffiers n'ont pas fini de creuser.


III
Avant la Tempête
À peine le parchemin déchiffré, nous reprîmes la route vers le village de Ceux-qui-construisent-un-village-autour-d-un-tertre-de-plus-de-3000-ans. Et, fait assez rare pour être consigné dans les annales, nous ne nous égarâmes pas une seule fois. Pas une. Que les mauvaises langues en prennent bonne note.
Sitôt arrivés, nous demandâmes audience au chef du village : les Fieffés de Salbâtard marchaient déjà sur ses terres. Il convoqua les chefs de chaque famille, et dans la grande salle nous exposâmes les faits devant des visages graves. Mais un doute nous rongeait : quelque part dans ce village se cachait un traître à la solde des brigands. Qui ? Nous n'en avions pas la moindre idée.
C'est aussi au cours de ces palabres que survint l'imprévu le plus déroutant de l'expédition. Notre cher compagnon nain s'éprit, corps et âme, d'une dame d'un âge… vénérable. Très vénérable. Si vénérable que nul ne sut compter les hivers dont elle se souvenait. L'amour, paraît-il, ne s'embarrasse pas des rides.
Tout le village mit la main à la pâte, jusqu'aux enfants, réquisitionnés pour ériger à l'entrée du bourg des bonshommes de neige hauts de trois mètres, hérissés de pics de glace prêts à cracher leurs aiguilles gelées sur quiconque approcherait. Devant les portes, nous gelâmes un lac entier, miroir traître pour les chargeurs trop pressés. Et notre brave Homme de Bree, fidèle à lui-même, nourrit le village entier : nul ne livre bataille le ventre vide.
Le piège était dressé, les marmites fumaient, et la neige montait la garde. Il ne restait plus qu'à attendre l'ombre qui descendait du Nord.


Le Songe de la Tour
Nous nous éveillâmes tous en même temps, la chemise trempée, le cœur battant, dans un silence si parfait qu'il en était suspect. Nul n'osa parler le premier. L'échange des regards suffit : nous avions tous vu la même chose.
Au sommet d'Orthanc, un mage dansait. Avec conviction, avec fougue, et avec une nudité résolue que seul un immense chapeau bleu venait tempérer. Derrière lui, des hordes innombrables se levaient dans les ténèbres cramoisies. Que cinq Truffiers fassent le même rêve la même nuit, il ne peut s'agir que d'Ah-l'Bâtard.
Ce qu'il cherchait à nous faire comprendre, nous l'ignorons encore. Nous demeurons, à ce jour, tout abasourdis et légèrement traumatisés.

IV
La Garde Partagée
L'ombre descendait du Nord, et nous l'attendions de pied ferme. Les bonshommes de neige montaient la garde, le lac gelé luisait sous la lune, et tout était prêt pour la bataille. Ce fut pourtant une tout autre affaire qui nous attendait.
Nous apprîmes que la fille d'un villageois fort discret n'était point la sienne : elle était l'enfant du chef des Fieffés de Salbâtard. Sa mère avait fui le repaire des brigands, la petite dans les bras, et n'avait pas survécu longtemps. L'homme avait recueilli l'orpheline et l'avait élevée comme sa propre fille.
On nous conta aussi que ces brigands s'étaient rachetés lors de la Grande Guerre. Nous gardâmes, pour notre part, quelques doutes.
Mais devant ce père de sang et ce père de cœur, les Truffiers se laissèrent attendrir. Les lames restèrent au fourreau et nul coup ne fut porté. On convint d'une garde partagée, et ils vécurent heureux.
Quant à nous, nous reprîmes la route de chez Barathor. La tempête n'éclata jamais.
V
Vers le Grand Nord
À peine arrivés chez Barathor, une lettre nous attendait. Elle concernait l'arrière-grand-père de notre compagnon Berethur : Berethur, fils de Berethur, fils de Berethur. Dans cette famille, l'imagination s'arrête au prénom.
L'aïeul avait jadis perdu son épée enchantée, une lame d'exception, sur la Colline de l'Effroi. Cette ancienne fortification du temps du Roi-Sorcier d'Angmar se dresse quelque part dans le Grand Nord. Il n'en fallut pas davantage : nous prîmes la route du Nord.
Nous atteignîmes bientôt les terres enneigées qui bordent la mer. Notre hobbit, peu habitué à tant d'eau et tant de froid, ne cacha guère sa terreur.
Là, nous rencontrâmes des nomades du froid qui nous aidèrent à nous équiper et à lacer nos raquettes. Ils nous confièrent également un guide pour rejoindre une petite montagne voisine de la Colline de l'Effroi, car un étrange sortilège interdit d'atteindre la colline sans passer d'abord par celle-ci.
Aux abords de cette seconde hauteur, une belle bande d'Orques nous tomba dessus. Berethur en fit les frais : il fut roué de coups, piétiné et traîné dans la neige comme un vulgaire sac de navets. Il ne restait de sa fierté qu'un tas de bosses et un nez de travers. Mais une fois la horde dispersée, nous trouvâmes parmi les dépouilles une hache d'une rare puissance. Maigre consolation pour Berethur, qui aurait sans doute préféré garder ses dents.
VI
Le Troll qui n'avait pas le niveau
Au sommet de la seconde colline se dressait une ancienne forteresse, bien mal en point. Parmi ses ruines vivait une Elfe d'un âge vénérable. Très, très vénérable. Elle appartenait à ce peuple ancien qui, jadis, refusa l'appel des Valar et demeura en Terre du Milieu.
Elle nous accueillit avec des chants, et certains d'entre nous lui répondirent de même. Elle nous offrit un repas et une couche pour la nuit. Au matin, elle nous ouvrit un tunnel souterrain, seul chemin menant à la Colline de l'Effroi.
En chemin, un troll nous barra la route et voulut se mesurer à nous. Il n'avait pas le niveau. Mais alors, pas du tout. L'un des nôtres chanta tout le long du combat sans même tirer l'épée. Le nain n'était pas essoufflé. Même notre hobbit put le frapper sans finir en bouillie, c'est dire. Nous sortîmes de cet affrontement plus en forme qu'en y entrant.
Le troll vaincu, nous quittâmes le tunnel et arrivâmes enfin au pied de la Colline de l'Effroi.
Le Pacte de Ravitaillement
Un abonnement d'exception.
Pour les seigneurs et les gourmets qui ne sauraient souffrir l'attente : nul besoin de guetter le passage de notre caravane. Vos truffes vous seront portées par les vents, livrées par nos majestueux aigles jusqu'à votre bastion ou demeure.

Où nous trouver
Pour l'heure, point de caravane ni de route paisible. Un siège se prépare contre un village du Nord, et nous avons juré d'en défendre les remparts. Que ceux qui cherchent nos truffes prennent leur mal en patience : la guerre passe avant le commerce.
- Halte actuelle
- Ceux-qui-construisent-
un-village- autour-d-un-tertre- de-plus-de- 3000-ans Arnor. Assiégé sous peu. Échoppe fermée jusqu'à nouvel ordre.

They Truff't Us
Paroles de voyageurs et de seigneurs.
« Best investissement EVER. »
« Avec une bonne pipe, y'a rien de mieux. »
« Super sympa les gars ! »
« Et en plus ils les cuisinent directement chez vous ! »
« Ça vaut clairement le détour. »
Au plaisir de commercer avec vous
Que vous soyez Elfe, Nain, Homme ou Hobbit, nous nous réjouissons de croiser votre chemin sur les routes de la Comté ou dans les forêts du Gondor.
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